Le Pays rémanent

Dans le bassin minier du nord de la France, Audrey mène des enquêtes paranormales chez des particuliers et sur des friches industrielles. En exerçant cette passion elle perçoit des indices, des signes : il s’est passé quelque chose dans cette région, quelque chose qui a commencé sous terre… Ici la mine c’est fini, mais c’est toujours là : les terrils, les chevalements, les corons et les monuments aux morts occupent à perte de vue le paysage. Mais la jeune femme ne peut se contenter de regarder des vestiges; elle veut comprendre cette vie passée. Pourquoi personne ne lui a jamais raconté? Tous les jours, au milieu de l’immense hypermarché dans lequel elle travaille, Audrey pense à ces galeries abandonnées et condamnées, à ceux qui y ont travaillé. Elle décide de fouiller ce passé obscur, et de voir si, à l’aide du paranormal, quelqu’un ou quelque chose est encore là pour répondre à ses questions.

Un revenu pour la vie

Un revenu découplé de l’emploi qui serait inconditionnellement distribué à tous les citoyens.
Ce projet à la fois utopique et réaliste, indispensable à l’émergence d’un nouveau vivre-ensemble, sera amené par deux rêveurs en action : Alexis Lecointe, ex-ingénieur et conférencier gesticulant, qui mène une enquête auprès de militants et penseurs du sujet, et Frédéric Bosqué, entrepreneur, qui fait voyager ce questionnement au travers d’un périple à vélo.

Dernière étoile à droite, tout droit jusqu’au matin

Dernière étoile à droite, tout droit jusqu’au matin est une tentative de saisir ce sentiment abstrait du moment où nous sommes prêts, ou pas, à franchir « le point de non retour » : celui qu’il faut dépasser lorsque l’on souhaite changer radicalement son quotidien, et se demander ce qui « fait société »

Sol Violette, l’éclosion d’une monnaie

Au plus proche de l’équipe du Sol-violette, le film donne à voir comment se construit, brique par brique, une monnaie complémentaire.
Un méticuleux travail de terrain, mené par des citoyen-nes passionné-e-s et passionnant-e-s.
À travers leurs questionnements, on découvrira comment une monnaie peut être utilisée comme un véritable outil.
Un outil de lutte contre la financiarisation des échanges économiques, et de ­­redynamisation de l’économie locale.
Mais aussi un outil d’éducation populaire qui permet une réappropriation citoyenne de la monnaie. Enfin un outil qui constitue peut-être un levier de transformation économique et solidaire.

Les Enfants de la Prairie

À l’origine de ce film, il y a le désir de retrouver les racines de l’enfance : représenter cette période de la vie, absorbée dans la scolarité, mais aussi constitutive de nos individualités. La Prairie, ce nom résonne en nous dans la façon dont nous nous représentons l’école.
Un lieu qui n’est pas uniquement dédié à la réussite scolaire – prémisse d’une réussite sociale – mais surtout un espace-temps de construction individuelle et d’apprentissage d’un vivre ensemble.
La Prairie nous apparaît être le lieu idéal pour regarder et questionner une expérience de la scolarité aujourd’hui.

Maïeuticiennes

Par petites bribes de quotidiens entremêlés, le film fait le portrait de ces sages-femmes qui ont choisi de pratiquer leur métier comme un art.
Un art de la maïeutique, centré sur le choix des femmes et le respect de la physiologie. Des choix qui ébranlent un tout petit peu l’hypermédicalisation de l’accouchement.

Le Partage des eaux

Douchan, marin d’eau douce improvisé, traverse la France à 8 km/h à bord du Mélanchon, un rafiot sympathique au moteur capricieux.
Au gré des rencontres et des obstacles, ce voyage nécessaire se révèle une parenthèse estivale propice à aborder les méandres de la transmission.

Là, dove batte il sole

Entre le petit-fils et son grand-père se pose la question de l’avenir des terres familiales et de la difficile transmission des biens et d’un savoir-faire à une génération qui s’est éloignée des pratiques traditionnelles et vivrières. À la fois un portrait de famille et critique de la politique énergétique italienne : consacrer les terres agricoles à la production électrique par l’installation de panneaux solaires.
Dans les champs italiens, des panneaux solaires ont dorénavant remplacé la culture du blé ou de la vigne. C’est le savoir-faire de toute une génération qui se perd, mais qui donc voudrait bien reprendre l’exploitation? En brossant un portrait sensible de son grand-père Solindo, paysan d’un autre temps, Diego met à jour le rythme effrené de la société actuelle et interroge l’évolution de la politique agricole de son pays.

« Un film d’une grande délicatesse, avec un regard cinématographique et un rythme maîtrisé »
— Véronique Mauras, présidente du jury, Aux écrans du réel